Rendez-vous
Invention d’une cloche de bateau en Martinique
Publié le 2 février 2012La trouvaille de Sylvie Quéméré-Imbert sera peut-être à la base d’une campagne de prospection de l’André Malraux, le nouveau bâtiment du Drassm dont la récente mise en service a été précédemment soulignée (lire notre actu « André Malraux : un nouveau navire pour le Drassm »).
Petit rappel des faits. En cette belle matinée martiniquaise, notre dame munie d’une simple paire de palmes, d’un masque et d’un tuba, se glisse avec sa fille dans l’eau tiède de la baie de Saint-Pierre en Martinique. L’immersion se fait juste devant le club de plongée Papa D’Lo. Normal puisque le mari et papa, Jacques-Yves Imbert, en est un des animateurs principaux, et un spécialiste de l’exploration des nombreux navires envoyés par le fond lors de l’éruption du volcan de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902.
Quelques mètres sont à peine parcourus que Sylvie remarque un objet rond à demi enseveli dans le sable. Vu la faible profondeur – 3 mètres – notre naïade plonge, saisit la chose et extirpe… une cloche ! Non pas à fromage mais celle d’un navire, visiblement ancien vu son état. Une fois hors de l’eau et débarrassée de sa rouille, la relique livre une inscription : « La Bonne Mère de Paimpol – 1878″.
Les affaires maritimes mènent l’enquête. Car il est fort plausible que l’épave à laquelle appartient cet artefact soit ensevelie sous le sable à quelques mètres du rivage. En effet, seule une partie des bateaux détruits par la nuée ardente lors de ce funeste jour de 1902 a été identifiée. Avec un peu de chance, un de ces oubliés de l’histoire devrait sortir prochainement de l’ombre…
Olivier Clot-Faybesse, crédit photo Vincent Naullet








